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Des robots de plus en plus performants voient le jour et vont permettre progressivement d'augementer l'autonomie des personnes âgées et handicapées. Après les premiers robots ménagers et les premiers jouets « intelligents » va arriver la seconde génération de robots d'assistance, des robots androïdes capables d'exécuter des ordres simples, et des exosquelettes susceptibles de redonner une certaine autonomie de mouvement.

 

Robots ménagers


Loin encore des C3P0 et R2D2 de la guerre des étoiles, capables de tâches de protocole ou de réparations mécaniques complexes, les premiers robots disponibles pour le grand public sont d'apparence simple et mono-tâche. S'ils existent depuis longtemps, leur insuccès jusqu'alors s'explique par le fait que les modèles mis en vente ne répondaient pas aux attentes du public, n'apportaient pas d'amélioration significative par rapport à d'autres systèmes classiques existants ou insuffisante pour le coût souvent élevé d'un robot.

Il n'est donc pas étonnant de constater que les premiers succès commerciaux concernent soit des jouets, soit des robots s'acquittant de tâches ménagères fastidieuses pour un prix raisonnable. Ce sont ceux qui nous intéressent ici dans le cadre du maintien de l'autonomie.

Ils permettent :

Petit conseil: si vous investissez dans ce type de robots, préférez ceux qui retournent seuls à leur station de recharge de batteries.

Ce sont pour l'instant les seules applications robotiques qui ont trouvé un public. À quand un robot qui trie et lave le linge tout seul ou le repasse, qui met et débarrasse la table ou qui fait la cuisine ? Dans quelques années sans doute, mais ces tâches sont autrement plus complexes que celles qui ont été exposées ci-dessus, donc beaucoup plus chères. Pourtant, le robot autonome cuisinier existe déjà... dans un restaurant au Japon.

 

Robots communicants


Une nouvelle catégorie de robots est apparue récemment dans la communication est la principale utilité. Ils visent à :

Rompre la solitude: grâce à l'intelligence artificielle qui progressivement équipe les automates, il est possible d'interagir avec ces jouets évolués qui se comportent comme de petits animaux, et même mieux puisqu'ils ont toujours toute votre attention et peuvent communiquer. Ils sont sans doute moins beaux et moins chaleureux que des animaux de compagnie, mais ils n'en ont pas les inconvénients, ce qui, pour une personne handicapée, n'est pas négligeable. Leur prix élevé ne les met cependant pas à la portée de tous. Ex: Pléo, Aïbo de Sony (arrêté en 2006), Genibo de Dasatech (Vidéo)

Communiquer avec son environnement et le monde extérieur: certains petits robots peuvent, moyennant parfois quelques artifices, des capteurs, fournir des informations utiles, comme la météo si vous approchez un parapluie, lire vos e-mails ou les dernières nouvelles quand vous approchez, téléphoner à votre place et rendre ainsi une multitude de petits services. D'autres, mobiles et équipés de capteurs de bruits et de mouvements, peuvent jouer un rôle de sécurité et aller vérifier ce qui se passe dans la maison pour, par exemple, vous le retransmettre ou déclencher automatiquement certaines actions. La plus-value par rapport à un système de sécurité classique est la restitution automatique d'une information pertinente et avec laquelle on peut interagir, interroger à distance la personne que la machine rencontre par exemple, sans avoir besoin de se déplacer. Ex: Nabaztag (vidéo), Spykee, Rovio.

 

Les premiers humanoïdes


La prochaine génération de robots d'assistance est prête. Certains sont même déjà commercialisés. Ils s'appellent Asimo, Hoap de Fujitsu, Roppie (vidéo) ou Nao, le petit français d'Aldebaran Robotics (vidéo).


L'idée est simple: fournir un valet robotisé capable de réaliser certaines actions, de communiquer et d'interagir et même de prendre des initiatives dans certains cas particuliers. De ce fait, le design de ces robots est pour la plupart du temps humanoïde, ceci pour une seule raison : c'est le plus adapté au cadre de vie que nous nous sommes construit. C'est le rêve de la science-fiction depuis longtemps : il est en passe d'être réalisé.


Ces robots sont capables de reconnaître leur environnement, les personnes et d'adapter leur comportement en fonction. Ils connaissent évidemment toutes les actions que savaient déjà réaliser leurs prédécesseurs, mais ils savent en plus prendre des objets, les manipuler pour une fonction déterminée et tenir un dialogue, pour l'instant peu évolué.


Le frein à leur diffusion est évidemment pour l'instant leur prix et c'est tout le challenge pour cette nouvelle industrie. A titre d'exemple, Nao est facturé 12000 euros en version scientifique. On ne sait cependant pas si ce prix sera appliqué à la version grand public prévue pour début 2011. Mais leur intérêt à moyen terme est indéniable car :

A noter que, si le Japon est le champion de l'électro-mécanique, la France est reconnue pour la qualité de ses talents en intelligence artificielle, la partie logicielle des robots, comme en témoigne Nao et bientôt son grand frère, Roméo.

Enfin, tout ceci est très bien, mais si vous avez des difficultés à vous exprimer et à contrôler une télécommande, il va être difficile de tirer le maximum des possibilités d'un robot. La solution? Le nec plus ultra est déjà testé en laboratoire: le contrôle par la pensée, en mesurant les influx électriques du cerveau, avec l'espoir de fournir aux personnes handicapées un outil formidable pour le maintien de leur autonomie.